Pour une littérature vivante et plurielle

L’idée avait germé il y a quelques années déjà, d’organiser ici, à Tanger, un événement littéraire, une célébration vivante de la littérature dans toute sa diversité. Il fallait pour cela du temps, de l’énergie, des partenaires, des moyens, toutes choses que l’on a du mal, souvent, à rassembler au même moment et en quantité suffisante.
L’idée avait donc germé… Et, d’un coup, à force d’en parler peut-être, de solliciter des gens, de demander des avis, tout s’est accéléré. Cette année, en 2012, allait avoir lieu la première édition d’un festival littéraire. D’un festival d’un genre nouveau où les arts pourraient se croiser, se répondre, où musique, cinéma, théâtre se mêleraient à l’écrit.
Tanger plus que toute autre cité, fut de tous temps le lieu privilégié de correspondances entre langues, civilisations, religions, courants artistiques. Et aujourd’hui encore, il n’était pas de ville plus indiquée au Maroc, pour accueillir ce festival, afin de rendre hommage aux grands auteurs disparus ou pour faire entendre les voix nouvelles de la création méditerranéenne.
Les Correspondances de Tanger ont commencée à prendre forme, grâce à de multiples efforts convergents, épaulées par leurs aînées de Manosque, et le conditionnel à dû laisser place à l’indicatif. Car tout cela va vraiment se produire. La mise en ligne de ce site Internet est presque la première trace publique de la matérialisation du projet. Il va continuer à s’enrichir au fil des jours et des semaines.
Près de vingt-cinq romanciers, poètes, philosophes, musiciens, traducteurs, comédiens, cinéastes, qu’ils soient marocains, espagnols, égyptiens, français, hollandais, grecs, suisses, vont venir ici, investir différents lieux de la ville pour donner une autre vie aux textes.
Durant quatre jours, de lectures-musicales en rencontres, de concerts littéraires en conversations ou en projections, nous pourrons entendre de nouveau Mahmoud Darwich (mis en musique par Rodolphe Burger) Jack Kerouac (évoqué par Bernard Comment) ou Mohamed Choukri (lu par la compagnie Mémoires d’avenir), nous pourrons écouter Khaled Al Khamissi en conversation avec Mathias Énard, Juan Goytisolo, Pascal Quignard, Emmanuel Hocquard, Mohamed Hmoudane évoquant, avec Éric Valentin, son amitié avec Leftah, (re)voir des films d’Ahmed Bouanani, de Nabyl Lahlou

La première édition des Correspondances de Tanger débute le 4 octobre et chacun y est le bienvenu.